Le grignotage

Miaaam ! Des cookies !

Allez, on s’en fait un ? Au dessert, avec plaisir !

Oui, car grignoter des cookies entre les repas, même sans gluten, vegan, au sucre de coco, les plus sains possible, ce n’est pas bon pour votre corps.

Pourquoi ?

Le grignotage sollicite en permanence le système digestif ce qui induit :

* Un épuisement de l’appareil locomoteur dû au « dispatching vital » que l’organisme doit effectuer afin d’aider le système digestif à gérer les multiples digestions qu’on lui impose.

* Une fatigue intellectuelle : L’énergie d’habitude disponible au niveau cérébral ayant été transférée sur le plan métabolique pour soutenir la digestion.

* Un renouvellement tissulaire et cellulaire accélérés engendrant une augmentation importante des mutations de l’ADN qui peuvent s’avérer cancérigènes, à la longue.

* Des infections à répétition, le système immunitaire ne pouvant pas gérer les agressions extérieures tant le corps est déjà agressé et affaibli de l’intérieur. Ces infections aboutissent régulièrement par une surmédicalisation (notamment avec les traitements antibiotiques), faisant décliner encore davantage le système immunitaire, qui, par perte d’efficacité reconnaît tout ce qui entre dans l’organisme comme agression. C’est alors que les allergies alimentaires explosent.

On observe également que lorsque le sucre saccharose est ingéré en fin de repas, celui-ci passe dans le sang à vitesse régulée car il est mélangé au bol alimentaire.

Néanmoins, la moindre sucrerie, même la plus saine et bio du monde, ingérée trente minutes, une, deux, trois heures après le repas est très rapidement absorbée et engendre une hyperglycémie qui sera vite rétablie, heureusement, par le pancréas.

Un excès de sucre pris entre les repas (car il y a du sucre dans la quasi totalité des aliments qui se grignotent) dégrade les cellules nerveuses. En effet, des pontages glycosilés s’installent entre celles-ci, induisant, de ce fait, une fatigue accrue et prématurée du tissu nerveux.

Il est donc primordial de manger suffisamment trois fois par jour (quatre si vous avez vraiment faim et que vous prenez un goûter). Si votre assiette est assez copieuse et adaptée à vos besoins, vous ne ressentirez pas la faim une heure après le repas. Consommer assez de protéines est déterminant. Très souvent, les personnes qui carencent leurs déjeuners ou dîners en protéines, ressentent la faim très rapidement après le repas. Automatiquement, ces personnes apporteront graisses et sucres en excès pour compenser cette baisse de régime.

Le grignotage peut, de plus, contribuer au développement des maladies cardiovasculaires : vous n’aurez pas de cholestérol parce que vous consommez des produits qui en contiennent, vous en aurez si vous en consommez trop.

Comme j’adore le répéter, il n’y a pas de poisons, tout est dans la dose. En effet, si vous êtes sportif/ve végétarien(ne) et que vous souhaitez manger deux œufs par jour, ce n’est pas cela qui vous donnera du cholestérol. C’est avec le cholestérol et le gras fabriqués à partir de l’excès de calories apportées par le grignotage et par la suralimentation en général, que la plaque d’athérome se formera dans les artères. Les graisses ne sont néfastes que lorsqu’elles sont introduites en excès par rapport aux dépenses énergétiques de l’organisme et à ses besoins vitaux.

En définitive, ne diabolisez aucun aliment, maniez-les simplement avec intelligence et respect pour votre propre corps. Votre corps est votre maison. Imaginez une belle maison peu à peu encombrée de meubles, dans laquelle vous ne pouvez plus circuler. Ça en devient épuisant. Vous devait contourner, enjamber, ramper, sauter… Une vie comme ça, ce n’est pas tenable.

Faites-vous plaisir sans négliger votre santé. Évidemment que si on vous invite une fois de temps en temps pour boire le thé avec des gâteaux, vous n’allez pas vous priver. L’important c’est la constance, la régularité, la frugalité, l’équilibre et l’écoute de soi.